"Tree of life" - Mercury / Universal Music
"Sunday with a flu" 2'18
(Marianne Groves / Yodelice)


Certains parleront de rédemption, de volte-face ou de révolution. D'autres parleront seulement de révélation : voici Yodelice, nouvel artiste. Avec son chapeau melon cabossé, on pense aux silhouettes des mythiques medicine shows qui ont inspiré Tom Waits et Bob Dylan. Avec sa voix limpide, on pense aux funambules magnifiques qui sortent de leurs guitares des rires d'enfant et des sagesses d'ancêtre – les Cat Stevens, les Ray Lamontagne, les David Crosby... Et on sent aussi chez lui un instinct pop impeccable, capable de lancer avec désinvolture une mélodie neuve qui s'accroche à la mémoire comme si on la connaissait depuis toujours.
Maxim Nucci est donc parti dans une maison en Espagne, face à la mer et avec l'Afrique à l'horizon pour écrire des chansons. Il lui vient une série de chansons entre pop et folk, entre JJ Cale, Bob Dylan et America. Des mélodies aérées et accrocheuses, que l'on sent écrites par un homme seul à un moment clé de sa vie. « Chez moi, la sincérité passe par des sons, des mots, des thèmes anglophones. Bizarrement, il y a un côté plus naturel et même plus personnel dans l'anglais, qui n'est pas ma première langue. Mais c'est vraiment ma culture, très marquée par la musique anglo-saxonne. Il a travaillé dans une jolie maison qui s'appelle La Casa Yodelice – « non, ça ne veut rien dire ». Le nom lui est resté.
Ce chanteur anglophone à l'univers un peu crépusculaire est donc devenu Yodelice. Très vite Maxim part tester quelques chansons avec Sebastien Grandgambe dans une formation atypique guitare/violoncelle en France et ailleurs... Pour trouver les mots justes, Maxim Nucci a travaillé avec Marianne Groves, comédienne et dramaturge franco-canadienne. Le personnage de Yodelice s'affirme à mesure de l'écriture des chansons, Maxim confie alors à Bastien Duval metteur en scène, réalisateur, la mission de construire avec lui l'univers de Yodelice. Sur la première esquisse le représentant, Bastien dessine Yodelice avec une guitare en forme de tête de mort, Maxim demande au luthier Danny Farrington (oui, celui de Keith Richards et George Harrison) de la lui construire. Il part enregistrer à Los Angeles et demande à Abraham Laboriel de venir jouer sur son disque. Il prend la basse et il enregistre les rythmiques de son album avec le plus grand batteur du monde. Il fait venir deux « soufflants » qu'il prie de jouer de vieux cuivres cabossés comme si c'était des violons. Et son complice Sébastien Grandgambe apporte son élégant violoncelle.
De retour à Paris, il commence le tour des clubs et des scènes intimes. Il joue beaucoup de guitare électrique et de sa fameuse acoustique en tête de mort. C'est comme une nouvelle vie, c'est comme une première vie. C'est une naissance, celle de Yodelice.
"Sunday with a flu" 2'18 (Marianne Groves / Yodelice)
Extrait de l'album "Tree of life"
Editions : MNM Production / Skyman Entertainment
(p) & (c) 2009 Mercury / Universal Music