Pour Gibraltar, le leader des New African Poets (NAP), s’est imposé un cahier des charges quasi-éthique : « déconstruire dans la forme la notion même de rap tout en restant hip hop ». Il a réuni autour de lui son complice Bilal qui a composé la plupart des titres, Laurent Vernerey à la basse, Olivier Daviaud au violoncelle, Renaud Létang au mixage. Wallen fut conviée à prêter sa voix. Matthieu Boogaerts offrit quant à lui sa guitare. N’oublions pas le pianiste Gérard Jouannest, et l’accordéoniste Marcel Azzola, qui ont travaillé autrefois avec Jacques Brel, référence absolue pour Abd Al Malik. Dans le rôle du « metteur en sons » Régis Ceccarelli a apporté son talent de batteur et un esprit jazz que l’on retrouve dans la construction et leur instrumentation des morceaux.